Tel un chevalier, tu as un heaume sur la tête,
brillant comme l'argent, reflétant flammes et soleil.
Pour franc destrier tu as un fourgon vermeil
et tu combats le feu, antique fléau.
Parfois hache au poing, tu t'élances hardi,
mais ce n'est point pour faire couler le sang humain,
car à toutes les détresses tu tends la main.
De jour ou de nuit, à tout appel tu bondis.
En ces tristes temps ou la folie gagne nos politiciens,
chevalier du feu, tu veilles sur la ville
et mène ton combat sous une noble bannière.
Sapeur professionnel ou volontaire, des grandes villes ou
petits hameaux, tu es l'un de ces derniers chevaliers altruistes,
devenus rares en ces temps modernes ou règne égoïsme
et cupidité, les plus vils des maux.
Aussi pompier, ton inlassable dévouement te fait soldat
nécessaire et valeureux. Ton combat est des plus louable
et généreux.
Pourtant outre le feu, le malheur et les tourments,
tu dois faire valoir tes droits auprès de certains gens.
Soit fier de ton rôle, il est bénéfique, et défends-toi,
c'est la condition pour être respecté en ces temps triste.